On y voit les couples s'avouer leurs sentiments, emménager ensemble. Et les premières divergences
apparaître. « Avec cette trilogie, ce sont trois moments de vie et d'émotions que nous avons voulu partager en allant à la
rencontre du public, poursuit Sophie Boissière. Une rencontre que je désire toujours de plus en plus proche, abattre le
quatrième mur, être à portée de main. » Et c'est plutôt réussi. Le public est à moins de 50 centimètres des comédiens. En
cercle autour d'eux, les spectateurs font partie du spectacle.
Culture participative
Après la rencontre initiale et la confirmation des sentiments, une troisième phase attend les acteurs et le public.
« Rendez-vous à la noce » sera jouée ce dimanche 10 avril au Palacium. Mais pour ce final, des mesures un peu
particulières ont été prises. Parce que qui dit mariage dit invités, d'autres acteurs vont faire leur apparition.
« L'idée c'était de travailler sur un projet culturel participatif avec les habitants, explique Céline Daquin, de la Ferme d'en
Haut..
Nous avons voulu créer une dynamique sur le quartier. » Depuis janvier, une dizaine de riverains du Pont-de-Bois participe
à des ateliers héâtres pour les préparer à devenir des invités parfaits.
En lien avec la Ferme d'en Haut, la maison de quartier Jacques-Brel a relevé le défi.
L'acte final a une consonance particulière: il donne rendez-vous au public pour la noce.
C'est un concept assez rare au théâtre. Depuis deux semaines se joue un véritable « feuilleton » théâtral. Le mot est
d'Axelle Artois, chargée de diffusion auprès de la compagnie de l'Instant Suspendu, mais il parle de lui même. Car depuis le
27 mars, les spectateurs assistent à une véritable histoire en trois actes. Tout a commencé dans un café, à Herzeele, près de
Dunkerque. Trois hommes et trois femmes s'y rencontrent. Trois couples se créent. Pour Sophie Boissière, qui a mis en
scène la pièce, la rencontre amoureuse constitue « l'apothéose » de la rencontre. « Elle est fragile parfois fugace, parfois
éternelle souvent improbable. Elle me fascine ! » dit-elle. Un dimanche à Herzeele en constitue donc le premier acte.
Rencontre amoureuse
Dimanche dernier, le second acte était présenté. Le public a retrouvé les six personnages six mois plus tard. Les couples se
retrouvent pour célébrer leur rencontre au restaurant. La pièce commence par des vidéos, moyen de montrer ce qui s'est
passé depuis Herzeele.
La trilogie théâtrale fait salle comble Depuis le dimanche 27 mars, la compagnie de l'Instant Suspendu joue une pièce en trois parties. Dimanche dernier, c'était
le deuxième acte avec « À nos rencontres ! », et la Ferme d'en Haut affichait complet.
FELIX PENNEL > Correspondant Local
LA VOIX DU NORD - Mercredi 19 octobre 2011
Dans le cadre bien connu d'un haut lieu de la Flandre traditionnelle, le Café des Orgues à Herzeele, le public assiste à la rencontre de ces six personnages espiègles et à la formation de trois couples surprenants où les femmes, plus sûres d'elles, conquièrent la timidité et l'immaturité émouvantes de ces hommes. Ce premier acte est en fait une belle introduction toute teintée de tendresse et d'humour et surtout de complicité avec les spectateurs pour leur plus grand plaisir.
Un public conquis
Quand les projecteurs s'éteignent, le public, ravi et conquis, applaudit avec un curieux sentiment de frustration. Il lui manque la suite. Un manque vite dissipé avec des images projetées sur grand écran qui font revivre cette histoire avec ces six comédiens de talent filmés dans leur aventure, cette fois
« restaurant » de la mairie centre de Templeuve. Décidément, Joëlle Dupriez, la présidente, et sa joyeuse troupe des Rencontres culturelles en Pévèle n'ont pas fini de nous étonner...
• CH. F. (CLP)
Le deuxième acte de la trilogie « In situ » sera joué le dimanche 13 novembre à 17 h à la mairie centre de Templeuve.
Rencontres culturelles en Pévèle : quand les spectateurs deviennent complices de l'aventure
« Difficile de raconter cette histoire, en fait elle se vit », se disait-on à la sortie de la salle.
C'était dimanche à Herzeele ou à Wannehain, on ne sait plus, que se jouait la première partie de la trilogie In Situ.
Les spectateurs avaient la forte impression, à l'issue de ce premier acte, d'avoir été eux aussi si ce n'est des acteurs clandestins, tout au moins des témoins de l'aventure. Ils n'ont qu'une hâte, c'est qu'on leur fasse partager en belle complicité les suites de cette aventure.
C'est en effet un concept tout à fait original que propose là Sophie Boissière, le metteur en scène. Les spectateurs tout proches des acteurs à pouvoir les toucher, sentir leur souffle, les regarder dans les yeux, deviennent très vite les confidents de ces six acteurs, trois hommes, enfin presque, et trois vraies femmes
dans le vrai cadre du Café des orgues d'Herzeele au milieu des danseurs habitués des thés dansants.
Dans des attitudes et des accoutrements à pleurer de rire, ces comédiens font revivre en clins d'oeil complices toute l'aventure de leur rencontre, une histoire que le public a fortement envie de continuer avec eux.Tous ont pris rendez-vous pour le second acte au
Les comédiens assis sur leurs chaises rouges accolées qui leur servaient de scène au milieu du public.
Les Rencontres culturelles en Pévèle promettaient un événement théâtral, c'est plus que ça que les spectateurs ont vécu à la Grange Odette. Ils ont partagé une complicité. ...
NORD ECLAIR- Samedi 7 janvier 2006
NORD ECLAIR - Dimanche 17 avril 2011
« C'est un challenge, affirme son
représentant Eric Desplechin. Et nous voulions donner une autre image de la culture, faire bouger le quartier. » Le
troisième acte aura donc lieu ce dimanche. Mais il est d'ores et déjà trop tard pour se décider, toutes les places ont été
vendues !
« Rendez-vous à la noce »
des histoires d'amour en partage
Alors, Jean-Claude et Nathalie? Alain et Stéphanie? Jonathan et Martine? Lesquels se marieront demain? C'est la question qu'on s'échangeait en riant, ces deux derniers soirs, à la Verrière à Lille, à la sortie des deux premiers épisodes de la "trilogie in situ" de Sophie Boissière et de la Cie l'Instant Suspendu. Une histoire de rencontres, de coups de foudre de couples qui se forment; une histoire de vies, à travers de petites formes sobres et intimistes, des mots tous simples et des situations tellement banales, a priori, où le second degré s'invite au bal, où la caricature fait rire avec une précision presque trop marquée. C'est une histoire de "gens", de l'humain, qu'a voulu mettre en scène Sophie Boissière s'appuyant sur mille clichés pour mieux rire de ce qui, finalement, n'est jamais simple: l'amour. C'est drôle et touchant, et si le trait n'était un peu forcé, on se croirait presque dans la vraie vie.
D'abord, il y a ce "Dimanche à herzeele" où les six personnage, pour la première fois, se rencontrent. Dos à dos, en rond, sur scène, ils se souviennent en pointillé de
Lors du second acte, A nos rencontres, à la Ferme d'en Haut, les couples se retrouvent dans un restaurant, ils apparaissent en voie de création, voire de consolidation...
Un 3 ème acte participatif
L'acte final a une consonance particulière: il donne au public rendez-vous à la noce. Les spectateurs sont les invités, parmi eux, les acteurs, dont certains tout juste débutants. «Depuis début janvier, et tous les samedi matins, Sophie Boissière et le chorégraphe de la troupe, Hartmut Reichel, ont animé un atelier théâtre réunissant une dizaine d'habitants du Pont de Bois» évoque Axelle Artois, chargée de diffusion pour l'Instant Suspendu. Laura et sa fille étaient de la partie:
« c'est une
expérience très enrichissante, on a commencé par l'improvisation, puis on a travaillé nos rôles et nos textes pour la représentation d'aujourd'hui.» Le public est emporté dans les méandres de la noce, entonnant à l'unisson avec Magali, la serveuse, la
A quelques centimètres de l'espace scénique, le public est totalement impliqué dans l'action.
chanson l'Amant de SaintJean, ou celle de Piaf, A quoi ça sert l'amour. Conquis il fait à la troupe une sincère ovation au moment du salutEt pour Marion et sa maman, actrices d'un jour: « c'est passionnant, on a envie de continuer.» GISÈLE CAPRON
A la verrière à Lille La scène du mariage
Episode n°3: Tout le monde en piste pour faire la noce
tout naturellement, d'ailleurs. C'est ce que voulait Sophie Boissière: une interaction avec le public. Cela fonctionne plutôt bien. Mais le meilleur est à venir puisque, pour le troisième épisode, elle donne à tout le monde "Rendez-vous à la noce". Où l'on pourra boire un coup, chanter, danser, comédiens et public mêlés. Une seule inconnue: qui mariera-t-on? Jean-Claude et Nathalie? Alain et Stéphanie? Jonathan et Martine? - Cécile Rognon
Pieds dans le plat et gros sabots, les pics fusent, les jeux de mots à trois sous, les coups bas et autres gentillesses, on se critique à grand coup de lieux communs, ce qui révèle susceptibilités et fragilités. Le spectateur, qui, selon qu'il les a de dos ou de face, qu'il réagisse à telle ou telle joute, s'est déjà fait son opinion sur les personnages et ne manque pas d'avoir son (ou ses) préféré(s), a les remarques qui le démangent... Certaines sortent
Trilogie in situ, c'est en quelque sorte un péplum en trois actes de la rencontre amoureuse, délicieusement servi façon Sophie Boissière. Ecrivaine, comédienne, metteur en scène, et directrice artistique de la Compagnie l'Instant suspendu depuis sa création en 2002, elle définit la rencontre amoureuse comme « l'apothéose de la rencontre. » Selon elle, « elle est fragile, parfois fugace, parfois éternelle, souvent improbable. » Cette perception qu'elle a de la chose a donné naissance à cette création en trois actes, étalée sur trois jours.
Le premier acte, à la Maison Jacques Brel, nous transporte sur la côte Nord, dans un café.Un dimanche à Herzelle nous fait partager la rencontre de trois couples qui se découvrent des affinités.
"comment ça c'est passé" ce jour-là. Les mots se croisent et se répondent, se télescopent, mais dessinent petit à petit, dans un tendre ballet, les façons d'être, les personnalités, les attentes des uns et des autres. On s'observe, on s'amuse, on échange les premiers regards sur fond de musique à danser, et d'ambiance bières-frites. Tout Herzeele en filigrane, jusque dans ces papys et mamies qui jouent les entremetteurs. Quand l'image, projetée sur l'écran, prend le pas sur le jeu, pour conclure, on y est: à Herzeele, quand les comédiens ont improvisé, testé leurs personnages, ça s'est passé comme ça.
Six mois et trois déclarations d'amour plus tard (c'est l'image, à nouveau, portraits serrés et caricaturés cette fois, qui nous remet dans le bain), les couples formés décident de "fêter ça" au restaurent. "A nos rencontres!". Mais si l'on trinque, la fête tourne vite court. C'est que l'amour se fiche de l'âge, des situations sociales, des conventions, des clichés, sans doute que le naturel revient toujours au galop,
ça c'est certain.
Depuis le 27 mars, la Compagnie l'Instant Suspendu présente Trilogie in situ, une pièce jouée sur trois jours, écrite et mise en scène par Sophie Boissière. Dimanche après midi, au Palacium, la représentation du troisième acte a réuni plus de 100 personnes.